L’Equipe du LAPS

julien-alliot-photo-150x150Julien Alliot est agrégé d’anglais, doctorant à l’Université Paris IV-Sorbonne et fut chargé de TD à l’Université de Paris III-Sorbonne Nouvelle. Membre de VALE et du LAPS, il est actuellement professeur en Classes Préparatoires aux Grandes Écoles au lycée Raspail de Paris. Ses travaux de Master ont porté sur les rapports entre le phénomène du rire et l’angoisse dans les théâtres de Beckett, Pinter et Stoppard. Il s’est ensuite intéressé à l’avènement d’une réalité du rien dans les « dramaticules » beckettiens. Sa thèse en cours, intitulée « La fête paradoxale : mettre en scène le sujet en crise de Samuel Beckett à Mike Leigh » tente d’articuler les multiples discours théoriques sur le phénomène festif avec sa représentation esthétique dans le théâtre britannique contemporain, afin de dégager les modalités d’une nouvelle mimesis propre à un sujet contemporain affecté par une crise protéiforme. Cette approche thématique se double d’enjeux philosophiques et psychanalytiques par la tentative de rendre compte de ce qui advient quant au semblant, à la modification de l’image, à l’identification, notamment lorsque les dramaturges explorent les limites du théâtre et montrent à l’écran ce qui autrefois était représenté sur scène.

Sara BaranzoniSara Baranzoni est docteure en études théâtrales (Alma Mater Studiorum/Bologna, Italie), auteure d’une thèse intitulée « Entre pensée et création. Le ‘théâtre philosophique’ de Gilles Deleuze ». Ses recherches portent sur les connexions entre la philosophie et le champ des performing arts contemporains, se préoccupant en particulier du corps et de l’expression, de l’image, de la performance, des techniques et des processus de subjectivation. Elle est chargée de recherche à l’Université de Bologne : son projet 2014, entre philosophie et arts, porte sur le thème de la bêtise, dans ses aspects performatifs, comme exposition et production artistique de symptômes de malaise social. Sara Baranzoni entretient une collaboration avec l’IRI (Institut de Recherche et Innovation), Paris. Elle est fondatrice de la revue de philosophie en ligne La deleuziana et a publié How shall I act? Per una filosofia della realtà, Edizioni Kainos – youcanprint, 2013 et (avec P. Vignola) La salute della filosofia, Aracne, 2014.

Sarah Barbedette est licenciée en histoire de l’art et docteure en littératures françaises et comparées de l’Université Paris-Sorbonne. Ses recherches et ses publications portent essentiellement sur le rapport qu’entretient le créateur (peintre, cinéaste, musicien, écrivain) avec un art autre que le sien. Paru aux éditions Fayard en 2014, Poétique du concert utilise le prisme du dernier tableau de Nicolas de Staël pour interroger le rapport du peintre à la musique, celui du musicien à la scène et la définition du mot « concert ». Sarah Barbedette est actuellement commissaire d’exposition (Musée de la musique, Paris), ainsi que chargée de cours à la Sorbonne nouvelle et à l’école de design Strate Collège.

Arnaud Carbonnier est comédien. Il a joué au théâtre sous la direction d’ André Engel dans Dell’Inferno et Promethée, Porte Feu, de Didier Flamand entre 1973 et 1984, de Jean-Paul Wenzel dans Tambour de la nuit de Bertolt Brecht et Carton plein de Serge Valletti. Claudia Stavinsky l’a également dirigé dans Comme tu me veux de Luigi Pirandello ainsi que Margarita Mladenova et Ivan Dobtchev dans La Cerisaie d’Anton Tchekhov. Au cinéma, il a travaillé entre autres avec Bertrand Bonello dans Tiresia (2002), avec Claire Denis dans J’ai pas sommeil (1994) et avec Claire Devers. Il collabore régulièrement avec Philippe Adrien : Rêves de Franz Kafka et Ke voï d’Enzo Cormann, L’enfant rêve de Hanokh Levin et Le Projet Conrad.

Violaine ChavanneViolaine Chavanne est philosophe, metteur en en scène et comédienne. Elle est docteure en Lettres et sciences humaines, auteur d’une thèse soutenue à Paris-Ouest-Nanterre-La Défense en 2010 intitulée « La fabrication des images dans le théâtre contemporain ». A partir du concept de négation emprunté à la psychanalyse, elle y analyse la formation d’images théâtrales excédant la seule perception et sollicitant l’activité du spectateur. Elle situe par ailleurs sa réflexion dans l’histoire de la théorie théâtrale, lisant dans celle-ci un basculement de la scène des images. Depuis sa thèse, elle est chercheuse associée au laboratoire HAR (Université de Paris-Ouest-Nanterre-La Défense). Elle  poursuit ses recherches sur la question de l’image au théâtre et dans les arts voisins (cinéma, danse, performance). Elle est auteur d’articles sur des spectacles de Robert Wilson, Robert Lepage, Christoph Marthaler, Joël Pommerat mais aussi sur le cinéma de Robert Bresson. Au théâtre elle a mis en scène Italienne avec Orchestre de Jean-François Sivadier, La Force de l’habitude de Thomas Bernhard et prépare un nouveau spectacle à partir de textes croisés de Molière et de Rousseau. Comme comédienne, elle a joué Karl Valentin, Musset, Tchekhov, Calaferte, Sivadier et s’intéresse en particulier à la pratique du clown.

Nicolas DouteyNicolas Doutey est écrivain, chercheur et traducteur. Ancien élève de l’E.N.S. de Lyon, il est docteur en littérature française, et a été chargé de cours à l’Université de Montréal et à Paris-Sorbonne. Ses recherches se situent au croisement du théâtre (notamment de l’écriture théâtrale contemporaine, Beckett, Fosse, Renaude…) et de la philosophie, notamment pragmatiste (John Dewey, Ludwig Wittgenstein, Richard Rorty). Sa thèse de doctorat, « Une idée beckettienne de scène », vise notamment à proposer une définition de la scène à partir de l’étude de la manière dont les textes de Beckett façonnent le visage de l’apparition scénique. Auteur de plusieurs articles sur ces questions, il a notamment dirigé les Notes de Beckett sur Geulincx (2012) et co-traduit Déconstruction et Pragmatisme (2010) aux Solitaires Intempestifs, dans la collection « Expériences philosophiques » qu’il codirige avec Denis Guénoun. Cofondateur de la revue de création [avant-poste], il collabore également depuis 2011 avec Alain Françon pour ses mises en scène de Beckett. Deux de ses pièces, Je pars deux fois et Jour ont été publiées en 2013 aux éditions Théâtre Ouvert.

Après des études de philosophie, Claire Fercak publie un premier roman, Rideau de verre, en septembre 2007 aux éditions Verticales (édition de poche, J’ai lu, 2010). En 2008, elle a publié une fiction sur le groupe de rock The Smashing Pumpkins Tarantula Box Set aux éditions marseillaises Le Mot et le reste. Chants magnétiques, son livre co-écrit avec Billy Corgan, compositeur, musicien et chanteur américain, a été publié dans la collection Laureli aux éditions Léo Scheer en septembre 2010. Elle écrit également des livres pour enfants, illustrés par Adrien Albert, publiés à l’Ecole des Loisirs et des fictions radiophoniques pour France Culture. Elle est actuellement en résidence à la BULAC (Bibliothèque Universitaire des Langues et Civilisations), dans le cadre du programme régional de « Résidences en Île-de-France » et fait partie du programme « Œuvre en cours » 2012/2013 organisé par la Maison des Écrivains et de la Littérature.

nicolas-ferrierNicolas Ferrier a suivi des études de philosophie (Aix-Marseille, Paris IV) et une école de théâtre à Paris avant de travailler dans le milieu professionnel théâtral pendant plusieurs années en tant qu’acteur, metteur en scène, assistant, formateur. Après une thèse en Littérature française et comparée soutenue à Paris IV, publiée sous le titre Situations avec spectateurs, recherches sur la notion de situation (P.U.P.S., 2012), il enseigne l’esthétique durant trois ans dans le département de médiation culturelle de l’art à Aix-Marseille Université. Aujourd’hui, il est médiateur culturel d’un centre socioculturel dans un des quartiers nords de Marseille afin de coordonner un projet culturel incluant l’ouverture d’une salle de spectacle en 2013 (réhabilitation ANRU). Il continue de mener des recherches théoriques et artistiques sur les fonctions politiques, sociales et économiques de l’art et de la culture.

Raphaèle Fleury est docteure de l’université Paris-Sorbonne en Littérature et civilisation françaises, auteur de plusieurs publications sur le théâtre de Paul Claudel et sur les marionnettes, parmi lesquelles des contributions régulières au Bulletin de la Société Paul Claudel, l’ouvrage La Marionnette traditionnelle (Musées Gadagne, 2010), et Paul Claudel et les spectacles populaires, le paradoxe du pantin (Classiques Garnier, 2012). Chef de projet du Portail des Arts de la Marionnette (PAM) de 2009 à 2011, elle est responsable depuis 2012 du pôle Recherche et documentation de l’Institut International de la Marionnette, qui coordonne les activités patrimoniales, scientifiques et éditoriales de la structure. Elle est chargée des cours d’histoire de la marionnette à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts de la Marionnette (Charleville-Mézières), et titulaire, depuis janvier 2016, de la chaire d’innovation sociale ICiMa, co-portée par l’Institut International de la Marionnette et le Centre National des Arts du Cirque. Ancienne élève de l’Atelier-Ecole Charles Dullin, elle mène depuis 2001, parallèlement à ses recherches, une activité de praticienne (jeu, animation, dramaturgie, direction d’acteur, mise en scène) et de pédagogue (enseignement secondaire, Nacre, ESTBA, ESNAM). Elle collabore actuellement avec l’Opéra national de Paris, en tant que librettiste et dramaturge, pour la création du Soulier de satin de Paul Claudel en opéra.

Flore Garcin-MarrouFlore Garcin-Marrou est Maître de conférences en études théâtrales et visuelles à l’Université Toulouse Jean Jaurès, docteure en Littérature française de l’Université Paris-Sorbonne, diplômée également de Philosophie (Paris I) et d’Etudes théâtrales (Paris III). Elle est auteur d’une thèse intitulée Gilles Deleuze, Félix Guattari : entre théâtre et philosophie (dir. Denis Guénoun) soutenue à Paris-Sorbonne. Ses recherches portent essentiellement sur le lien entre théâtre et philosophie contemporaine (Deleuze, Guattari, Derrida, Althusser, Lévinas, Foucault), mais également sur les écritures théâtrales contemporaines et sur des questions d’histoire du théâtre. Metteur en scène de sa compagnie (La Spirale ascensionnelle), elle a mis en scène Hamlet-Machine de Heiner Müller (2005, Festival Jeunes compagnies, La Boîte à jouer, Bordeaux) et mis en voix Ritournelles, d’après Félix Guattari, avec le poète sonore Damien Schultz (2011, Mains d’oeuvre, Saint-Ouen). Elle anime le Labo LAPS, a co-organisé le colloque international TPP2014. Elle a enseigné les études théâtrales à la Faculté libre des Sciences humaines de Lille, à l’Université Toulouse Le Mirail et à l’Université de Strasbourg, les Cultural Studies à Columbia University Paris et à Strate – Ecole de design. http://floreblog.com
http://paris-sorbonne.academia.edu/FloreGarcinMarrou

Raffaella Gardon est comédienne. Elle est diplômée de l’Ecole Jacques Lecoq, du Conservatoire du 9e à Paris et de la Central School of Speech and Drama de Londres. Elle joue au théâtre sous la direction de Frédéric Fisbach, Pierre Vial, Caroline Guiela, Teresa Ludovico et au sein de troupes telles que le Bread and puppet et la compagnie La Folie en L. Au cinéma, dernièrement, elle a tourné Zoo school d’Andrea Tomaselli. Elle travaille en France, en Angleterre et en Italie. Elle participe au LAPS depuis sa fondation. http://www.raffaellagardon.com/

Charlotte-HessCharlotte Hess est danseuse de tango argentin, performeuse et chercheuse indépendante. Elle a suivi une double formation en Arts du spectacle/danse et en Philosophie à l’Université de Paris 8 et obtenu un M2 de “Philosophie et critiques contemporaines de la culture, option: Arts » intitulé « De la promenade à la flânerie. Vers une flânerie comme pensée en acte”. Avec Jens Badura, elle a fondé en 2005 le collectif « Philoperformance », qui souhaite œuvrer pour la mise en scène de la pensée. Elle a aussi crée, avec Valentin Schapelynck, le collectif Zones d’attraction. Ces différents intérêts convergent dans son travail actuel sur le tango : recherche sur les enjeux philosophico-politiques et esthétiques du geste dansé. Elle a publié un ouvrage (Georges Lapassade, vie, œuvres, concepts, Ellipses, 2010, avec R. Hess) et divers articles dans des ouvrages collectifs ou revues dont : « Flânerie et espace public. Vers une flânerie, comme pensée en acte », I. Koch et N. Lenoir (éd.), Démocratie et espace public : quel pouvoir pour le peuple?, Hildesheim, Georg Olms, 2008 ; « Penser, c’est se déplacer. » in S. Liandrat-Guigues (éd.), Propos sur la flânerie, Paris, L’Harmattan, 2009.

anaelleAnaëlle Impe est doctorante à l’Univ. Saint-Louis (Bruxelles), boursière FRESH du Fonds de la Recherche Scientifique (FNRS). Titulaire d’un baccalauréat (licence) en philosophie (Univ. Saint-Louis) et d’un master en langues et littératures françaises et romanes (Univ. de Liège) sur la survivance de la tradition médiévale dans le théâtre de marionnettes liégeois, elle est aujourd’hui membre du Centre Prospéro. Langage, image et connaissance et rédige une thèse en littérature : « Le théâtre de marionnettes au XXIe siècle : un corps à corps monstrueux et grotesque » (Isabelle Ost dir.). Son projet de recherche poursuit un objectif double : à partir d’un corpus de spectacles vivants, 1. parvenir à une définition a posteriori (à partir d’une confrontation avec la scène contemporaine) d’un art aussi protéiforme que celui de la marionnette, ce qui ne sera possible (telle est son hypothèse de travail) qu’à la condition de 2. saisir les enjeux anthropologiques que pose le « corps marionnettique », issu du corps à corps grotesque, sur scène, entre le manipulateur et le manipulé, l’animé et l’inanimé, la présence et l’absence, la vie et la mort. Désireuse d’ancrer ses recherches théoriques dans une pratique artistique, elle se forme à l’art marionnettique en suivant diverses formations professionnelles, notamment à l’Institut International de la Marionnette de Charleville-Mézières ou au Centre de la Marionnette de la Fédération Wallonie-Bruxelles à Tournai.

jirelandJohn Ireland enseigne la Littérature française à l’Université d’Illinois à Chicago. Ses premières recherches ont porté sur Sartre, plus spécifiquement sur la notion de théâtralité sartrienne et la tension générée par un conflit inavoué entre une première conception ontologique du théâtre liée à l’imaginaire et la mobilisation ultérieure du forum théâtral à des fins politiques (Sartre, un art déloyal : théâtralité et engagement, Editions Jean-Michel Place, 1994). Ancien Président de la Société Sartrienne d’Amérique du Nord, il fait toujours partie de l’Equipe Sartre de l’ITEM CNRS-ENS qui a préparé, entre autres, le Théâtre complet de Sartre (Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 2005). Il suit aussi depuis longtemps les étapes différentes du parcours théâtral d’Armand Gatti qu’il a invité aux Etats-Unis et à qui il a consacré plusieurs articles. D’autres articles plus récents cherchent à mettre en valeur les esthétiques très différentes de Jean-Claude Grumberg, Valère Novarina et Kateb Yacine. Son prochain livre portera sur la réponse théâtrale d’un ensemble de dramaturges à l’Occupation allemande et à la guerre d’Algérie. Il entreprend également une traduction en anglais de la pièce de Noureddine Aba, La Récréation des clowns.

JAS_LABO LAPSJasmina Jovanovic est doctorante en philosophie à l’Université de Toulouse Jean Jaurès. Ses recherches portent sur l’expressivité et la théâtralité à partir de l’œuvre d’Henri Maldiney.   D’abord diplômée de philosophie de l’Université de Belgrade, elle est titulaire d’un master en Sciences humaines et sociales, obtenu à l’Université de Lyon 3 (2011) et d’un master en Arts, Lettres et langues, obtenu à l’Université de Toulouse 2 (2013). Le premier – mention Philosophie, spécialité Culture et santé – lui a permis une expérience professionnelle au CH Le Vinatier autour des projets artistiques en milieu hospitalier psychiatrique. Le deuxième – mention Philosophie, notion Philosophies allemande et française dans l’espace européenne – a abouti à un mémoire intitulé « Le féminin et l’écriture. De Nietzsche à Derrida et au-delà ». Avec le collectif toulousain ÀJÁSO, elle s’est présentée, à plusieurs reprises, en tant que performeuse et poétesse. Ses poèmes  « Maldiney », « Hier », « Lettre ouverte à Derrida » et « J comme S » ont été publiés dans la Revue NUNC N°35 (Editions de Corlevour, Clichy, février 2015), et l’article intitulé  « L’expression corporelle chez Maldiney et son reflet sur le théâtre » est à paraître en mars 2016 dans les Actes de colloque « A l’épreuve d’exister avec Henri Maldiney » (C. YOUNÈS, O. FRÉROT dir.) chez Hermann Editions.

Ismaël Jude, chercheur, auteur et metteur en scène de théâtre, a soutenu sa thèse à la Sorbonne sous la direction de Denis Guénoun, publiée sous le titre Gilles Deleuze, théâtre et philosophie. La notion de dramatisation. Il a mis en scène plusieurs de ses propres textes : Ombres sous un ciel d’orMaraîchers (éd. Nord Avril)… Les metteurs en scène Vladimir Petkov, en Bulgarie, à Sofia, en 2005, au Théâtre‑Sfumato, puis Antoine Bourseiller dans le festival off d’Avignon en 2009 ont monté  sa pièce Figures de l’envol amoureux. Aux côtés de Denis Baronnet et Nicolas Kerszenbaum, il a participé à l’écriture de la série théâtrale SODA (création dans le cadre du festival « Une semaine en compagnie », au Théâtre Gérard Philippe, Saint Denis, en 2012). Son texte La petite et la grande distribution fait partie de l’ultime sélection du comité de lecture d’Aneth (Aux nouvelles écritures théâtrales), création à venir, avec Céline Pérot. Dans le cadre de la résidence d’écrivain de Claire Fercak, il effectue la mise en espace de deux de ses romans, interprétés par Céline Milliat-Baumgartner, Clotilde Moynot, Etienne Parc, Céline Pérot et Ludovic Pouzerate.

liza-kharoubiLiza Kharoubi est maître de conférences en Théâtre Anglophone Contemporain à l’Université d’Avignon, agrégée d’Anglais, docteur de l’Université Paris IV-Sorbonne. Ses intérêts de recherche croisent la littérature et la philosophie contemporaines, et plus particulièrement les arts du spectacle avec les récents développements de l’éthique française (Emmanuel Lévinas, Michel Serres, Jacques Derrida, Michel Guérin) et anglo-saxonne (Stanley Cavell, Simon Critchley, Martha Nussbaum, Avital Ronell). La recherche interdisciplinaire ainsi menée vise à réfléchir sur les enjeux sociaux, éthiques, politiques mais aussi pédagogiques du développement de la littérature et de la pratique théâtrale aujourd’hui. En juin 2012, elle a participé à la Mellon Summer School à l’Université d’Harvard à Boston sur le thème « Theatre and Philosophy » qui fédère outre-atlantique un nombre grandissant de chercheurs. Elle tente actuellement de participer au développement de ce champ de recherche en France. http://univ-avignon.academia.edu/LizaKharoubi 

Esa KirkkopeltoEsa Kirkkopelto est professeur de recherches artistiques à l’académie de Théâtre de Finlande à Helsinki. Il est aussi philosophe, metteur en scène, dramaturge, auteur dramatique et spécialiste du théâtre finlandais. Il a soutenu un DEA puis une thèse en philosophie à l’Université Marc Bloch de Strasbourg entre 1996 et 2003. Son doctorat s’intitule « Tragédie de la métaphysique – contributions à la théorie de la scène ».  Il a édité Le Théâtre de l’expérience, aux Presses Universitaires de Paris-Sorbonne en 2008. Des articles  sont consultables en langue française : _ « Les Comparatifs de Hölderlin », Philippe Lacoue-Labarthe, La césure et l’impossible, Jacob Rogozinski (dir.), Paris, éditions Lignes, 2010. _ « Les jouets de Walter Benjamin », dans Walter Benjamin, les vicissitudes du mythe, Les cahiers philosophiques de Strasbourg 27, Marion Picker (Éd.) 2010. _ « La question de la scène », dans Philosophie de la scène (ed. Denis Guénoun & Nicolas Doutey), Besançon, Les Solitaires intempestifs, 2010. _ « Anton Weber et la structure de la révolution artistique » in Limite-illimitée, Gisèle Berkman, Susanna Lindberg (dir.), 2012. _ « Hölderlin, Sophocle et les deux rythmes de la modernité », revue Po&sie, n° 141, 2012.

noémie-lorentzNoémie Lorentz est doctorante contractuelle, allocataire-monitrice enseignant la philosophie à l’Université Paris-Sorbonne. Diplômée en histoire de l’art (Paris IV) et en philosophie (Strasbourg), ses travaux de Master 1 ont porté notamment sur Paul Valéry et la danse, première approche de la marionnette contemporaine comme « Corps théâtral idéal ». Le Master 2 à l’University College Dublin lui a permis d’approfondir la phénoménologie (Husserl, Heidegger, Merleau-Ponty) et la philosophie analytique. Sa thèse de philosophie de l’art, « Au corps des choses – Etude sur la marionnette contemporaine occidentale » (Jacqueline Lichtenstein, dir.), est un regard philosophique sur les arts contemporains de la marionnette et de l’objet. Cette étude se propose d’analyser les mutations de la scène marionnettique actuelle, sans pour autant en négliger les influences (Diderot, Kleist, Brecht, Jarry, Craig, Artaud, Kantor…) et porte particulièrement sur la question du corps contemporain qu’interroge avec une pertinence propre cet art du mouvement. Cette recherche théorique s’accompagne d’une recherche de « terrain » ainsi que d’un engagement pratique. Une résidence de recherche à l’Institut International de la Marionnette de Charleville-Mézières est prévue courant 2014.

raluca mocanRaluca Mocan enseigne actuellement la philosophie à l’Université Paris-Est Créteil. Sa thèse de doctorat s’intitule « Phantasia et conscience d’image chez Husserl. La théorie phénoménologique de l’imagination à l’épreuve de l’expérience théâtrale » (2011) et a reçu le prix de thèse du Conseil Général du Val-de-Marne 2012/2013. Coorganisatrice des journées d’études La perception, entre cognition et esthétique (2011) et du colloque Penser le mouvement (2012) à l’UPEC, elle coordonne aux Archives Husserl un séminaire sur la question de la forme et de la structure dans la phénoménologie. Ses publications incluent plusieurs articles concernant la phénoménologie de l’expérience théâtrale. https://u-pec.academia.edu/RalucaMocan

Thomas-Morisset-labo-lapsThomas Morisset est doctorant en philosophie et prépare une thèse sur l’esthétique des jeux vidéo. Désireux de concilier ses recherches théoriques et ses aspirations artistiques, il intègre en 2013 le cycle de recherche de l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs, au sein duquel il étudie l’usage d’avatars dans le théâtre et prépare un projet de pièce originale pour personnages physiques et numériques.D’abord tourné vers la poésie, il a publié en 2009 son premier recueil Décimer la neige, et a collaboré à différentes revues comme A Verse ou Oxymore. Son intérêt pour le théâtre antique le pousse à intégrer en 2010 la troupe Démodocos, avec laquelle il a l’occasion de se produire à Paris et dans certains théâtres antiques de province. Il fonde par la suite la Compagnie du Quart de Siècle, pour laquelle il traduit, adapte et met en scène, en 2013, Les Grenouilles d’Aristophane. Il a également été assistant de mise en scène pour Clara Chabalier sur son projet Quand le soir tient le jour enfermé.

Thomas Newman est l’auteur d’une thèse sur les intertextes littéraires et philosophiques de Jean Genet et d’Emmanuel Levinas. Dans quelle mesure l’esthétique de Jean Genet fonctionne-t-elle en tant qu’exposition de la philosophie première d’Emmanuel Lévinas ? Il a enseigné à l’Université de Rouen et à l’Université Américaine de Paris. Il travaille actuellement sur la traduction du texte Le théâtre est-il nécessaire? de Denis Guénoun. Dernière parution : « L’exemple de Smerdiakov : Genet, Lévinas et leurs filiations dans le roman russe » in L’Homme orphelin, ed. Hadrien Laroche (Saint-Nazaire: MEET, 2011).

shirley-niclaisEntre théorie et pratique, Shirley Niclais poursuit des travaux pluridisciplinaires de théâtre, arts plastiques et anthropologie. Doctorante sous la direction d’Evelyne Grossman et enseignante à l’université Paris Diderot, son travail de recherche porte sur les dynamiques de réification et de réanimation des figures anthropomorphes dans la sculpture et le théâtre contemporains. Elle est l’auteure de plusieurs articles sur l’art de Tadeusz Kantor et la dimension théâtrale voire performative des créations de Louise Bourgeois et de Hans Bellmer. Parallèlement, elle construit un parcours de praticienne polyvalente, formée aux arts de la marionnette au Théâtre aux Mains Nues et à ceux du mime et du geste au Théâtre du Mouvement. En tant que metteure en scène et dramaturge, elle s’est notamment confrontée aux écritures de Beckett (Footfalls), Genet (Le Funambule), et Hoffmann (L’Homme au sable). Actuellement performeuse pour le projet européen de recherche-création « Crossing Stages », elle a également rejoint Raffaella Gardon (LAPS) pour la création d’une adaptation en marionnette et danse du conte La Jeune Fille aux mains coupées.

Schirin Nowrousian est auteure et poète, chercheuse, dramaturge et traductrice/interprète. Ses recherches se situent à la lisière entre la philosophie et les arts et portent sur le rapport qu’entretiennent la scène et le sonore. Elle a beaucoup fréquenté, étudié, vu et écouté les œuvres de Paul Celan et de Samuel Beckett. Elle est l’auteure de trois recueils de poésies : Ziryabs Gnu, farpoint recordings, Dublin, 2008, édition bilingue anglais-allemand avec livre audio en coopération avec Anthony Kelly et David Stalling ; Ast – است et Aus Paris heute…, Sujet Verlag, Brême, 2012. Elle a traduit La reconstruction d’Eugène Green (2012). En 2010, elle a mis en espace le recueil de poésie L’habileté des lettres limitées de la poétesse iranienne Sanaz Zaresani. Elle a été la dramaturge de Patrick Schimanski de Mütter d’Einar Schleef (2010), d’Astrid Müller pour Luftwurzeln en 2012-2011, d’Anne Contensou en 2012, pour Chimären – Das Ballett der Versehrten / Chimères – La valse des écorchés au Thalia Theater à Halle/Saale et au Théâtre de la Tête Noire à Saran (Orléans). http://snowrousian.wordpress.com/

Rachel Rajalu est doctorante en Esthétique à l’Université Rennes 2 au sein de l’EA 1279 « Histoire et critique des arts ». Elle est titulaire de deux Master 2 recherche, l’un en Études politiques (EHESS), l’autre en Philosophie (Rennes 1) et d’un Master 2 professionnel en Management du spectacle vivant (UBO). Sa thèse porte sur L’être et l’existence dans le théâtre contemporain. De l’ontologie de la représentation théâtrale (Stanislas Nordey, François Tanguy et Claude Régy). Ses axes de recherche sont l’ontologie de la représentation théâtrale ; l’usage des nouvelles technologies au théâtre ; les espaces-temps de la représentation théâtrale ; la poétique et l’éthique d’une « esthétique de l’existence » par le théâtre. Elle aborde ces thématiques en tissant trois approches différentes : le pragmatisme américain (S. Cavell, J. Dewey, R. Shusterman), la phénoménologie (J.-T. Desanti, P.-H. Frangne, M. Merleau-Ponty) et le post-structuralisme (J. Derrida, M. Foucault). Parallèlement à ses activités de recherche, elle enseigne la philosophie en classe de terminale, l’esthétique à l’Université Catholique de l’Ouest et accompagne la compagnie emile saar – Marie Lelardoux (Marseille).

Aurélie RezzoukAurélie Rezzouk est normalienne, agrégée de Lettres Modernes, maître de conférences en études théâtrales à l’Université Paris III. Elle enseigne à l’ÉSPÉ / Université de Rouen, en tant que formatrice d’enseignants du premier et du second degré.  Elle a soutenu, sous la direction de Denis Guénoun à l’Université de Paris IV-Sorbonne, une thèse de doctorat en Littérature française, intitulée Exposer le théâtre, de la scène à la vitrine, au croisement entre études théâtrales, philosophie et muséologie. Elle s’intéresse également aux questions de didactique liées à la notion d’interprétation, au théâtre contemporain jeune public, et elle a co-dirigé un ouvrage portant sur les problématiques de l’identification en Littérature de Jeunesse (La Jeunesse au Miroir, chez l’Harmattan).

Damien Schultz est poète sonore. Il a performé en France dans des lieux et festivals tels que les Instants Chavirés, le Festival Densité, le Festival Cable à Nantes, d’autres galeries, lieux et squats. Il a participé à des ateliers de création radiophonique sur France-Culture. Damien Schultz parle beaucoup. Il parle VITE. Il s’accumule. Il s’emballe. Il sue. Il se répète. Il est en boucle. Il se répète. Il est DAMIEN Schultz. Damien Schultz est une boucle. Il s’accumule. Il se superpose. Il se répète. Il s’accumule.  Damien Schultz est une spirale. Il est un ruban de Moebius. Il est un pli, un dépli, un pli, un dépli, un pli, un dépli, un pli. Un pli. Un pli. Damien Schultz est un pli.

Anna Street-SteffAnna Street est doctorante en cotutelle à l’Université de Paris IV-Sorbonne et à l’Université du Kent à Canterbury. Diplômée en philosophie (Master 2 de la Sorbonne après un double cursus de B.A. aux Etats-Unis), elle a été lauréate de l’Oxford Honors Program et a obtenu plusieurs prix d’excellence en études littéraires. Ancienne étudiante de la Mellon School for Theater and Performance Research à Harvard University et de la London Graduate School Summer Academy à Kingston University, elle a six ans d’expérience dans l’enseignement et travaille comme traductrice pour la collection Les Petits Platons. Sa thèse étudie le rapport des développements philosophiques de l’idée du comique au théâtre européen de l’après-guerre, en examinant comment l’effondrement des idéologies a mené à un nouveau genre de comédie qui a transformé non seulement les scènes de théâtre, mais aussi, en y intégrant une dimension de plus en plus dramatique, l’écriture de la philosophie. Membre du groupe Performance Philosophy France en partenariat avec le LAPS, elle participe activement à des colloques et séminaires sur la philosophie et sur le théâtre, particulièrement investie dans la promotion des échanges interculturels et interdisciplinaires rapprochant la réflexion philosophique et les arts de la scène.

NadiaNadia Vadori-Gauthier est artiste, chercheuse et pédagogue, docteure en esthétique de l’université de Paris 8 (arts plastiques et arts de la scène). Spécialisée dans diverses pratiques du mouvement (danse, éducation somatique), elle est professeur certifiée en Body-Mind Centrering®, et en Vinyasa yoga. Sa pratique du mouvement et de l’image (vidéo, chorégraphie, mise en scène), l’engage à fonder ses recherches artistiques et théoriques sur son expérience corporelle. Le champ qu’elle explore plus particulièrement aujourd’hui est celui de la performance. Elle dirige les recherches du Corps collectif, laboratoire et groupe de performance. Les disciplines dont elle nourrit sa pratique sont l’art, la philosophie, les neuro-sciences, sciences cognitives, sciences de la nature. Elle questionne les frontières entre l’art et la vie, l’artiste et le spectateur, le visible et l’invisible, la forme et l’informe. Ses thèmes actuels de recherche concernent différents seuils de perception et de représentation.Son enseignement, axé sur le développement de possibilités d’expression et sur l’acquisition d’outils de création, est principalement fondé sur la conscience du corps en mouvement en relation à son environnement.

Marie Marie Vandenbussche-Cont est docteure en études théâtrales, auteur d’une thèse intitulée « Refaire monde au théâtre aujourd’hui », soutenue en 2015 à l’Université Paris 3 – Sorbonne Nouvelle. Elle s’intéresse principalement à des créateurs de théâtre, soucieux de retrouver ou de redonner croyance en la « possibilité d’un monde ». Ces créateurs ouvrent directement ou indirectement la voie à différentes praxis du monde, qui ne mettent plus en jeu de représentation du monde : approbation joyeuse de tout ce qui existe ; pratiques constructivistes ; praxis de l’être-avec… Elle est l’auteur d’articles portant notamment sur Pommerat, Cadiot/Lagarde, Dorin, Nature Theater of Oklahoma. Et participe aux activités du groupe de recherche « Écritures textuelles, écritures scéniques : modes de production du [texte de] théâtre » (IRET, Paris 3). Elle a, par ailleurs, été Ater dans les départements d’arts du spectacle de Montpellier 3 et de Poitiers, ainsi que chargée de cours en arts du spectacle à Paris 3 et Paris Ouest.

Wiame 2Aline Wiame est chargée de recherche du FNRS (Fonds National de la Recherche Scientifique belge) au département de philosophie de l’Université Libre de Bruxelles. Diplômée en philosophie et en arts du spectacle vivant, elle a soutenu, en février 2012, une thèse intitulée La défiguration et ses implications philosophiques dans l’écriture théâtrale du vingtième siècle, qui définit la défiguration comme opérateur conceptuel pour penser les liens entre théâtre et philosophie. Elle a effectué, pendant l’année académique 2013-2014, un séjour en tant que Visiting scholar à la Pennsylvania State University (grâce à une bourse de la Belgian American Educational Foundation), qui lui a notamment permis d’organiser, avec Leonard Lawlor, un workshop sur Deleuze et la dramatisation. La même année, elle a également participé en tant que collaboratrice à L’enquête sur les modes d’existence initiée par Bruno Latour à Sciences-Po Paris. Ses recherches actuelles portent sur la philosophie française contemporaine (Bergson, Souriau, Deleuze, Foucault), le pragmatisme de William James, les rapports entre performance, image et philosophie ainsi que le mode de pensée « cartographique » initié par Fernand Deligny.